Fête de la jeunesse 2017

Pour la deuxième année consécutive, une fête de la jeunesse était organisée par le service jeunesse sur le piétonnier du centre ville de Bruxelles. La bibliothèque répondait à nouveau , présente. Nos bibliothécaires présentaient une sélection d’ouvrages pour les vacances et racontaient des histoires au moyen du kamishibai :  »  « théâtre de papier ». C’est une technique de contage d’origine japonaise basée sur des images qui défilent dans un butaï (théâtre en bois), à trois portes… », pour le plus grand plaisir des jeunes et moins jeunes !

Rendez-vous l’année prochaine pour la troisième édition !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En juillet-août,  la bibliothèque est ouverte du lundi au vendredi de 13h00 à 18h00

 et le samedi de 9h00 à 12h00

Elle sera fermée du vendredi 21 juillet au lundi 24 juillet

et du samedi 12 août au mardi 15 août

Résultat de recherche d'images pour "vacances livres"

Voici les gagnants du prix Versele 2017

1 CHOUETTE

Dodo – Dorothée de Monfreid – l’école des loisirs – Loulou & Cie

Le récit se déploie par doubles pages et débute par la présentation de la chambrée plongée dans l’obscurité. Des onomatopées traduisent les ronflements sonores de l’un des chiens. Un autre vient d’être réveillé ! Il va apostropher un troisième…

Au fil des doubles pages, la chambre va s’illuminer par les lampes de chevet individuelles dont chacune donne un halo de lumière chaude. Le lecteur peut ainsi « suivre l’histoire » : les chiens vont se réveiller les uns après les autres, s’interpeller et, enfin, s’amasser dans la couche de celui qui est prêt à leur lire une histoire…  Les ronflements des « enfin rendormis » vont réveiller le premier ronfleur. « Suivre l’histoire », cela revient donc ici à zigzaguer dans les doubles pages, d’un chien à l’autre, d’un phylactère à l’autre. Le plaisir est dans ces mouvements de lecture. Le style très BD de l’ensemble personnalise les chiens : à chacun ses mimiques, sa voix et ses intonations !

2 CHOUETTES

Le concours de force – Delphine Bournay – l’école des loisirs

Après avoir fait des biscuits, Taupinette s’accorde un moment de lecture lorsque, « Boum ! », un énorme rocher obstrue l’entrée de sa maison. Pas moyen de la déplacer ! Mais la solidarité entre amis que l’on retrouve présente dans l’univers de Delphine Bournay est encore une fois à l’oeuvre : Renard propose un concours de force avec une récompense pour le vainqueur. On y retrouve, à la façon d’une randonnée, moult personnages qui vont essayer de déplacer cette pierre. Il y a également ce dialogue au téléphone de Taupinette avec sa grand-mère, sourde, qui nous fait rire à gorge déployée.

Une histoire toute simple, pleine d’humour, avec des dialogues au ton juste comme sait si bien en écrire Delphine Bournay.

3 CHOUETTES

Une journée avec Mousse – Claire Lebourg – l’école des loisirs – Mouche

Que la vie est douce pour Mousse qui vit au bord de la plage, loin du tumulte du monde !  Comme Alexandre le Bienheureux, il aime profiter de la vie, jouir de l’instant, se laisser bercer par le bruit des vagues, se promener sur le sable, se baigner, récolter les petits trésors apportés par la marée. Jouissance, nonchalance, fantaisie, dilettantisme, plaisir, paresse heureuse (tout ce qui est interdit aux enfants !)… Qu’il est doux de ne rien faire ! Mais cette vie de bohême sera bientôt bousculée par l’arrivée d’un drôle de visiteur : un morse mâle un peu sans-gêne, un peu emmerdeur… il sera bientôt rejoint par madame morse et une ribambelle de petits ! A chaque fois que Mousse croit avoir retrouvé la paix, le copain morse réapparaît !

L’univers poétique, fantaisiste, délicatement teinté d’humour fait penser à Arnold Lobel.

4 CHOUETTES

Bonnets rouges et bonnets blancs : un conte antillais – Praline Gay-Para – Rémi Saillard – Didier Jeunesse – Contes du monde

Adaptation savoureuse du Petit Poucet, l’histoire, violente et cruelle, est adaptée d’une version venue de Guadeloupe. Si le propos et la trame sont similaires, les différences avec le conte de Perrault sont notables : quatre frères au lieu de sept; la mère est seule et a recours au jeu pour perdre ses enfants dans les bois ; l’ogre est remplacé par Compère Diable; des péripéties sont ajoutées à l’intrigue; à la fin, Quatavoune et ses frères ne vont pas retrouver leur mère, mais partagent leur bonne fortune avec toute la communauté de l’île. La conteuse ajoute aussi une dimension comique jubilatoire.

Le texte de Praline Gay-Para est un régal et une invitation à la lecture à voix haute, tant il est chantant et musical. La typographie variée et colorée, les ritournelles, les dialogues truculents, les noms aux consonances créoles, les rebondissements et le suspense soulignent et intensifient le rythme du récit. Les illustrations de Rémy Saillard, réalisées à partir de gravures sur bois, aux couleurs franches, chaudes et contrastées, participent pleinement à l’exotisme et à l’atmosphère inquiétante et cocasse du récit.

Les enfants sauront apprécier ce conte populaire à la sauce martiniquaise, pour son côté angoissant, sa drôlerie et sa fin positive où les petits l’emportent. Une manière aussi de rappeler que la vie ne tient parfois qu’à un fil… rouge ou blanc.

5 CHOUETTES

Le seul et unique Ivan – Katherine Applegate – Patricia Castelao – Seuil – Traduit de l’américain par Raphaële Eschenbrenner

Un jour, Katherine Applegate est bouleversée par un article du New York Times : histoire d’Ivan, un gorille dos argenté enfin libéré, après une captivité de vingt-sept ans dans la cage d’un pauvre centre commercial. Le gorille a rejoint le zoo d’Atlanta. Katherine Appelgate explore ce que peuvent ressentir et communiquer les animaux. Elle donne donc une voix à Ivan et tente de pénétrer son point de vue d’animal. L’auteure a fait le choix qu’Ivan s’exprime en peu de mots. Elle lui fait dire que les hommes ont plus de mots que nécessaire. Ivan dialogue avec ses amis animaux. Et il dessine grâce à la jeune Julia qui partage avec lui cette passion et lui a procuré du matériel.

Ce roman facile à lire est rythmé par les dialogues sensibles qu’entretient Ivan avec les quelques animaux de son environnement étroit. Le style sobre met en relief les détails du quotidien. Il reflète bien les conditions de captivité des amis, leur nostalgie. La voix d’Ivan transmet un éclairage précis sur le mode de vie des gorilles en liberté et sur la cruauté de leur capture. Les illustrations en grisé de Patricia Castelao s’accordent bien à la forme de poésie de Katherine Applegate et à la tendresse perceptible au long du roman. Celui-ci est un plaidoyer pour la liberté animale. Il touchera sans doute les jeunes lecteurs.